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	<description>Pour que votre innovation trouve rapidement son marché</description>
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	<title>Ark-Management</title>
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		<title>Crédit d’impôt innovation (CII) : comment apprécier la « performance supérieure » d’un produit ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 11:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CIR et prestation d’ingénierie]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveautés 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le crédit d’impôt innovation (CII) constitue un levier fiscal stratégique pour les PME engagées dans des projets de conception de nouveaux produits. Pourtant, son application reste source de nombreux contentieux, notamment autour de la notion centrale de « produit nouveau ». Une décision récente du juge de l’impôt vient rappeler un point essentiel : la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="334" data-end="609">Le crédit d’impôt innovation (CII) constitue un levier fiscal stratégique pour les PME engagées dans des projets de conception de nouveaux produits. Pourtant, son application reste source de nombreux contentieux, notamment autour de la notion centrale de « produit nouveau ».</p>
<p data-start="611" data-end="863">Une décision récente du juge de l’impôt vient rappeler un point essentiel : <strong data-start="687" data-end="822">la performance supérieure d’un produit doit être appréciée au regard des solutions déjà proposées sur le marché par les concurrents</strong>.</p>
<h3 data-section-id="1l19fg7" data-start="865" data-end="905">Un dispositif attractif mais encadré</h3>
<p data-start="907" data-end="1169">Pour mémoire, le CII permet aux PME de bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 20 % des dépenses engagées pour la conception de prototypes ou d’installations pilotes de produits innovants, dans la limite de 400 000 € par an.</p>
<p data-start="1171" data-end="1416">Depuis la loi de finances pour 2025, le taux a été abaissé (de 30 % à 20 %) mais le dispositif a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2027, confirmant son rôle structurant dans le financement de l’innovation.</p>
<h3 data-section-id="1wq84vq" data-start="1418" data-end="1466">La définition fiscale du produit « nouveau »</h3>
<p data-start="1468" data-end="1544">Pour être éligible, un produit doit répondre à deux conditions cumulatives :</p>
<ul data-start="1546" data-end="1796">
<li data-section-id="7x3zf6" data-start="1546" data-end="1600">ne pas être encore mis à disposition sur le marché ;</li>
<li data-section-id="1seosh" data-start="1601" data-end="1796">se distinguer des produits existants par des <strong data-start="1648" data-end="1676">performances supérieures</strong>, qu’elles soient fonctionnelles, ergonomiques, techniques ou environnementales.</li>
</ul>
<p data-start="1798" data-end="1890">C’est précisément sur ce second critère que se concentrent les difficultés d’interprétation.</p>
<h3 data-section-id="zasmij" data-start="1892" data-end="1938">Une exigence de comparaison avec le marché</h3>
<p data-start="1940" data-end="2213">Le juge rappelle que la notion de « performance supérieure » ne s’apprécie pas de manière abstraite. Elle implique une <strong data-start="2059" data-end="2172">analyse comparative concrète avec les produits concurrents déjà commercialisés à la date de début des travaux</strong>.</p>
<p data-start="2215" data-end="2442">Autrement dit, il ne suffit pas de démontrer une amélioration interne ou une évolution technique. L’entreprise doit être en mesure de prouver que son produit apporte un avantage mesurable par rapport à l’existant sur le marché.</p>
<p data-start="2444" data-end="2532">Cette exigence renforce le niveau de justification attendu par l’administration fiscale.</p>
<h3 data-section-id="1hutksr" data-start="2534" data-end="2589">Une charge de preuve renforcée pour les entreprises</h3>
<p data-start="2591" data-end="2704">Dans ce contexte, les entreprises doivent structurer leur dossier de manière rigoureuse, en intégrant notamment :</p>
<ul data-start="2706" data-end="2941">
<li data-section-id="1vp978b" data-start="2706" data-end="2770">une analyse de l’état de l’art et des solutions concurrentes ;</li>
<li data-section-id="cj6v4p" data-start="2771" data-end="2876">des éléments de comparaison objectifs (performances, fonctionnalités, impacts environnementaux, etc.) ;</li>
<li data-section-id="1abjkrx" data-start="2877" data-end="2941">des preuves techniques documentées dès la phase de conception.</li>
</ul>
<p data-start="2943" data-end="3040">À défaut, le risque de remise en cause du crédit d’impôt lors d’un contrôle fiscal demeure élevé.</p>
<h3 data-section-id="aytytp" data-start="3042" data-end="3067">Ce qu’il faut retenir</h3>
<p data-start="3069" data-end="3216">Cette décision illustre une tendance de fond : <strong data-start="3116" data-end="3215">l’administration et le juge attendent une démonstration de plus en plus robuste de l’innovation</strong>.</p>
<p data-start="3218" data-end="3410">Le CII reste un dispositif puissant, mais son obtention repose désormais sur une logique proche de celle du crédit d’impôt recherche :<br data-start="3352" data-end="3355" />une approche structurée, documentée et orientée preuve.</p>
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		<item>
		<title>Régime « IP Box » : l’option reste possible via une réclamation contentieuse (TA Paris, 4 déc. 2025, n° 2316919)</title>
		<link>https://www.ark-management.fr/ip-box-option-reclamation-contentieuse-ta-paris/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 07:48:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveautés 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Régime « IP Box » : l’option reste possible via une réclamation contentieuse (TA Paris, 4 déc. 2025, n° 2316919) Bonne nouvelle pour les éditeurs de logiciels et, plus largement, pour les entreprises qui valorisent de la propriété intellectuelle : si vous avez oublié d’opter pour le régime « IP Box » dans votre liasse [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Régime « IP Box » : l’option reste possible via une réclamation contentieuse (TA Paris, 4 déc. 2025, n° 2316919)</h2>
<p>Bonne nouvelle pour les éditeurs de logiciels et, plus largement, pour les entreprises qui valorisent de la propriété intellectuelle : si vous avez oublié d’opter pour le régime « IP Box » dans votre liasse fiscale, tout n’est pas perdu.</p>
<p>Dans une décision du 4 décembre 2025, le Tribunal administratif de Paris confirme qu’une entreprise peut demander l’application du régime a posteriori, par voie de réclamation contentieuse, tant que le délai de réclamation n’est pas expiré — et que l’administration ne peut pas opposer l’absence d’option dans la déclaration initiale.</p>
<h3>Rappel : à quoi sert l’IP Box ?</h3>
<p>Le régime « IP Box » (ou « Patent Box ») vise à encourager la R&amp;D en France en offrant une imposition réduite sur certains revenus tirés d’actifs de propriété intellectuelle (brevets et assimilés, dont les logiciels protégés par le droit d’auteur, sous conditions).</p>
<p>Le principe est simple :</p>
<ul>
<li>on calcule un résultat net (revenus de cession / concession – dépenses de R&amp;D rattachées),</li>
<li>puis on applique un ratio “nexus” pour s’assurer que l’avantage fiscal correspond bien à une R&amp;D réellement portée par l’entreprise (et/ou des sous-traitants indépendants).</li>
</ul>
<h3>Ce que confirme le TA Paris : l’option n’est pas “verrouillée” au dépôt de la liasse</h3>
<p>L’administration soutenait que ne pas cocher l’option dans la déclaration de résultats revenait à une décision de gestion définitive.</p>
<p>Le tribunal rejette cette lecture : le texte ne prévoit pas de forclusion attachée à l’absence d’option dans la déclaration initiale. Résultat : l’entreprise peut régulariser et demander le bénéfice du régime jusqu’à l’expiration du délai général de réclamation (article R. 196-1 du LPF).</p>
<p>Concrètement : une réclamation contentieuse peut donc être un “plan B” si l’option n’a pas été exercée à temps dans la liasse fiscale.</p>
<h3>Point d’attention clé : le cas des logiciels SaaS</h3>
<p>La décision est aussi intéressante pour les modèles SaaS : le juge valide une approche consistant à isoler ce qui relève réellement de la concession / licence (éligible) de ce qui ressemble à de la prestation de services (souvent non éligible), typiquement :</p>
<ul>
<li>hébergement,</li>
<li>maintenance,</li>
<li>services associés, support, paramétrage, etc.</li>
</ul>
<p>Si votre offre est packagée “tout compris”, il faut être capable de documenter une ventilation robuste (contractuelle et comptable) entre la brique licence/logiciel et le reste.</p>
<h3>Documentation IP Box : exigible en contrôle… pas comme “ticket d’entrée” à la réclamation</h3>
<p>Autre apport pratique : l’administration reprochait à l’entreprise de ne pas avoir fourni, dès la réclamation, la documentation spécifique attendue en matière d’IP Box.</p>
<p>Le tribunal distingue deux choses :</p>
<ul>
<li>l’obligation documentaire (tenir à disposition une documentation complète : organisation R&amp;D, traçabilité, calculs nexus, etc.) est surtout mobilisée en cas de contrôle ;</li>
<li>mais au stade contentieux, l’entreprise doit malgré tout apporter la preuve du bien-fondé de sa demande avec des éléments suffisamment étayés (revenus éligibles, dépenses de R&amp;D, nexus, cohérence, etc.).</li>
</ul>
<h3>Ce qu’il faut retenir</h3>
<p>Si vous envisagez une IP Box “a posteriori”, votre checklist ressemble à ceci :</p>
<ul>
<li><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2714.png" alt="✔" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Vérifier l’éligibilité de l’actif (logiciel protégé, famille d’actifs, etc.)</li>
<li><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2714.png" alt="✔" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Isoler les revenus réellement liés à la concession / licence (attention SaaS)</li>
<li><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2714.png" alt="✔" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Reconstituer le résultat net + calculer le ratio nexus</li>
<li><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2714.png" alt="✔" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> S’assurer de la cohérence avec vos éléments R&amp;D (ex. logique CIR)</li>
<li><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2714.png" alt="✔" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Déposer une réclamation contentieuse dans les délais</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Crédit d’Impôt Recherche (CIR) : l’Assemblée Nationale vote une mesure de remboursement en cas de délocalisation</title>
		<link>https://www.ark-management.fr/cir-remboursement-delocalisation-plf-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 08:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveautés 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Assemblée nationale a adopté fin octobre 2025 un amendement dans le cadre du Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 visant à conditionner l’octroi du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) au maintien effectif des activités sur le territoire français. Cette décision s’est faite contre l’avis du Gouvernement et du rapporteur général, qui estimaient que la mesure [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="373" data-end="825">L’Assemblée nationale a adopté fin octobre 2025 un amendement dans le cadre du Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 visant à conditionner l’octroi du <strong data-start="523" data-end="557">Crédit d’Impôt Recherche (CIR)</strong> au maintien effectif des activités sur le territoire français. Cette décision s’est faite <strong data-start="648" data-end="706">contre l’avis du Gouvernement et du rapporteur général</strong>, qui estimaient que la mesure risquait d’affaiblir l’attractivité du dispositif.</p>
<h3 data-start="827" data-end="868"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4cc.png" alt="📌" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Une « clause anti-délocalisation »</h3>
<p data-start="870" data-end="1174">L’amendement adopté (n° I-823) introduit une <strong data-start="915" data-end="999">obligation de remboursement du CIR perçu au titre des trois exercices précédents</strong> si une entreprise décide de transférer volontairement à l’étranger une partie ou la totalité de son activité, sous certaines conditions.</p>
<h4 data-start="1176" data-end="1207">Conditions déclenchantes :</h4>
<p data-start="1208" data-end="1330"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2714.png" alt="✔" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> fermeture totale ou forte réduction d’un site en France<br data-start="1266" data-end="1269" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2714.png" alt="✔" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> diminution du nombre d’emplois sur le territoire national</p>
<p data-start="1332" data-end="1488">Cette sanction n’est pas automatique : elle ne s’applique que lorsque ces deux conditions sont cumulativement réunies.</p>
<h3 data-start="1490" data-end="1544"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4b0.png" alt="💰" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Double sanction pour les entreprises concernées</h3>
<p data-start="1546" data-end="1583">Si une délocalisation est constatée :</p>
<ul data-start="1584" data-end="1808">
<li data-start="1584" data-end="1709">
<p data-start="1586" data-end="1709"><strong data-start="1586" data-end="1619">Remboursement immédiat du CIR</strong> perçu sur les trois exercices fiscaux antérieurs.</p>
</li>
<li data-start="1710" data-end="1808">
<p data-start="1712" data-end="1808"><strong data-start="1712" data-end="1770">Perte du droit au CIR pour les trois années suivantes.</strong></p>
</li>
</ul>
<p data-start="1810" data-end="2101">Cette approche vise à éviter que des aides publiques massives (le CIR représente plusieurs milliards d’euros annuels) ne financent des activités de R&amp;D qui se délocalisent ensuite hors de France, au détriment de l’emploi et du tissu industriel national.</p>
<h3 data-start="2103" data-end="2141"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Un débat politique et juridique</h3>
<p data-start="2143" data-end="2543">La mesure a été adoptée malgré l’opposition du Gouvernement, qui a mis en garde contre une perte d’attractivité fiscale pour les centres de R&amp;D en France. De son côté, une partie des parlementaires considère qu’un encadrement plus strict du CIR est nécessaire pour éviter les « effets d’aubaine » et garantir l’usage des fonds publics sur le territoire national.</p>
<p data-start="2545" data-end="2781">Plusieurs experts soulignent également des <strong data-start="2588" data-end="2610">risques juridiques</strong>, notamment sur une application rétroactive à compter du 1ᵉʳ janvier 2024 et des questions de conformité avec le droit communautaire.</p>
<p data-start="2783" data-end="2911"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4cd.png" alt="📍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong data-start="2786" data-end="2797">À noter</strong> : ce texte adopté en première lecture devra encore être examiné par le Sénat avant toute promulgation définitive.</p>
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		<item>
		<title>Crédit d’impôt Innovation (CII) : vigilance sur les fonctions support et les aides Bpifrance</title>
		<link>https://www.ark-management.fr/credit-impot-innovation-cii-fonctions-support-bpi-france/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 08:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveautés 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Crédit d&#8217;Impôt Innovation (CII) continue de faire l’objet de précisions importantes, notamment en matière d’éligibilité des dépenses de personnel et du traitement des aides accordées à taux préférentiel. Instauré par la loi de finances 2013 et codifié à l’article 244 quater B-II-k du CGI, le CII vise à soutenir les PME qui engagent des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="263" data-end="510">Le Crédit d&rsquo;Impôt Innovation (CII) continue de faire l’objet de précisions importantes, notamment en matière d’éligibilité des dépenses de personnel et du traitement des aides accordées à taux préférentiel.</p>
<p data-start="512" data-end="766">Instauré par la loi de finances 2013 et codifié à l’article 244 quater B-II-k du CGI, le CII vise à soutenir les PME qui engagent des dépenses pour la conception de prototypes ou de nouvelles installations pilotes.</p>
<p data-start="768" data-end="1016">Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, le taux du crédit d’impôt est fixé à 20 % pour les dépenses éligibles, contre 30 % auparavant, pour la métropole. En outre, le dispositif a été prorogé jusqu’au 31 décembre 2027.</p>
<p data-start="1018" data-end="1133">Mais une récente décision fiscale rappelle deux points essentiels pour sécuriser un bénéfice réel du dispositif :</p>
<ul data-start="1135" data-end="1765">
<li data-start="1135" data-end="1453">
<p data-start="1137" data-end="1453">seules les rémunérations des salariés « directement et exclusivement » affectés à l’innovation (i.e. la conception technique du prototype / de l’installation) peuvent être retenues. Les fonctions dites « support », marketing, commercial, gestion, pilotage, ne suffisent pas.</p>
</li>
<li data-start="1454" data-end="1765">
<p data-start="1456" data-end="1765">les aides publiques, y compris les prêts à taux préférentiel accordés par Bpifrance, doivent être intégralement déduites de la base éligible du CII, dès lors qu’elles financent le projet innovant, même si ces aides ne sont pas formellement qualifiées de “subvention”.</p>
</li>
</ul>
<p data-start="1767" data-end="1997">Autrement dit, si une entreprise a obtenu un prêt “innovation-R&amp;D” de Bpifrance à un taux très avantageux, celui-ci peut être assimilé à une aide publique et venir réduire l’assiette du CII.</p>
<p data-start="1999" data-end="2333"><strong data-start="1999" data-end="2024">Ce qu’il faut retenir</strong> : pour éviter une remise en cause du crédit d’impôt au moment de la restitution, voire un rejet complet, les PME doivent documenter très précisément la nature des dépenses retenues (personnel technique vs support), et retrancher du montant déclaré toute aide publique ou prêt aidé accordé pour le projet.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>PLFSS 2026 : le seuil de dépenses de R&#038;D pour bénéficier du statut JEI relevé à 25 %</title>
		<link>https://www.ark-management.fr/plfss-2026-seuil-depenses-rd-statut-jei-25/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 12:55:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[JEI]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveautés 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, le gouvernement propose de rehausser le seuil de dépenses de recherche et développement (R&#38;D) nécessaire pour bénéficier du statut de jeune entreprise innovante (JEI). Jusqu’à présent fixé à 20 % des charges fiscalement déductibles, ce taux serait porté à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="787" data-end="1056">Dans le cadre du <strong data-start="804" data-end="877">projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026</strong>, le gouvernement propose de <strong data-start="906" data-end="976">rehausser le seuil de dépenses de recherche et développement (R&amp;D)</strong> nécessaire pour bénéficier du <strong data-start="1007" data-end="1053">statut de jeune entreprise innovante (JEI)</strong>.</p>
<p data-start="1058" data-end="1296">Jusqu’à présent fixé à <strong data-start="1081" data-end="1125">20 % des charges fiscalement déductibles</strong>, ce taux serait porté à <strong data-start="1150" data-end="1158">25 %</strong>. Cette évolution vise à <strong data-start="1183" data-end="1217">cibler davantage le dispositif</strong> sur les entreprises présentant un effort significatif en matière d’innovation.</p>
<h4 data-start="1298" data-end="1358">Un dispositif emblématique de soutien à l’innovation</h4>
<p data-start="1359" data-end="1611">Créé en 2004, le statut JEI permet aux jeunes entreprises de bénéficier d’un <strong data-start="1436" data-end="1474">allègement de cotisations sociales</strong> et d’un <strong data-start="1483" data-end="1502">avantage fiscal</strong> sur les bénéfices, à condition qu’elles investissent une part substantielle de leurs dépenses dans la R&amp;D.</p>
<p data-start="1613" data-end="1795">Ce statut constitue un <strong data-start="1636" data-end="1670">levier majeur de compétitivité</strong> pour les startups technologiques et les PME innovantes, en facilitant le recrutement de talents scientifiques et techniques.</p>
<h4 data-start="1797" data-end="1829"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2699.png" alt="⚙" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Une mesure de recentrage</h4>
<p data-start="1830" data-end="2168">Le relèvement du seuil à 25 % s’inscrit dans une logique de <strong data-start="1890" data-end="1932">rationalisation des dépenses publiques</strong> et de <strong data-start="1939" data-end="1991">meilleure allocation des soutiens à l’innovation</strong>.<br data-start="1992" data-end="1995" />L’objectif affiché est de <strong data-start="2021" data-end="2041">mieux distinguer</strong> les entreprises réellement tournées vers la recherche et le développement de celles dont l’activité innovante reste marginale.</p>
<h4 data-start="2170" data-end="2215">Impacts attendus pour les entreprises</h4>
<p data-start="2216" data-end="2423">Cette mesure pourrait <strong data-start="2238" data-end="2275">restreindre l’accès au statut JEI</strong> pour certaines structures en phase d’amorçage, notamment dans les secteurs où les dépenses de R&amp;D sont plus diffuses (services, numérique, etc.).</p>
<p data-start="2425" data-end="2630">En revanche, elle renforcerait la <strong data-start="2459" data-end="2535">valorisation des projets à forte intensité scientifique ou technologique</strong>, consolidant le positionnement du dispositif comme outil de soutien à l’innovation de rupture.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fraude fiscale : une enquête de flagrance suffit à déclencher le délai de reprise de dix ans</title>
		<link>https://www.ark-management.fr/fraude-fiscale-delai-reprise-10-ans-enquete-flagrance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 09:52:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveautés 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fraude fiscale : une enquête de flagrance suffit à déclencher le délai de reprise de dix ans Dans sa volonté de renforcer la lutte contre la fraude fiscale, le juge de l’impôt vient de confirmer une position importante : le délai de reprise exceptionnel de dix ans peut s’appliquer dès lors que les omissions fiscales [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1 data-start="297" data-end="393">Fraude fiscale : une enquête de flagrance suffit à déclencher le délai de reprise de dix ans</h1>
<p data-start="395" data-end="758">Dans sa volonté de renforcer la lutte contre la fraude fiscale, le juge de l’impôt vient de confirmer une position importante : le délai de reprise exceptionnel de dix ans peut s’appliquer dès lors que les omissions fiscales sont révélées par une enquête préliminaire ou de flagrance, sans qu’il soit nécessaire d’attendre l’ouverture d’une instance judiciaire.</p>
<h3 data-start="760" data-end="784">Le cadre juridique</h3>
<p data-start="786" data-end="928">En matière d’impôt sur le revenu, le droit de reprise de l’administration fiscale est en principe limité à trois ans (article L.169 du LPF).</p>
<p data-start="930" data-end="1259">Cependant, l’article L.188 C du LPF prévoit une exception : même après expiration de ce délai, l’administration peut rectifier des omissions ou insuffisances d’imposition <strong data-start="1101" data-end="1158">révélées par une procédure judiciaire ou contentieuse</strong>, et ce jusqu’à la fin de la dixième année suivant celle au titre de laquelle l’imposition est due.</p>
<p data-start="1261" data-end="1472">Depuis la loi de finances rectificative pour 2015 (art. 92), ce dispositif a été élargi pour inclure explicitement les <strong data-start="1380" data-end="1469">enquêtes préliminaires, enquêtes de flagrance ou examens de poursuites par le parquet</strong>.</p>
<h3 data-start="1474" data-end="1502">Les faits de l’affaire</h3>
<p data-start="1504" data-end="1760">Un dirigeant d’entreprise, M. B., avait mis en place durant près de vingt ans un système de commissions occultes versées en espèces par des fournisseurs étrangers. Ces sommes, conservées à son domicile, n’étaient pas déclarées à l’administration fiscale.</p>
<p data-start="1762" data-end="2063">Le stratagème a été découvert en février 2016, dans le cadre d’une <strong data-start="1829" data-end="1853">enquête de flagrance</strong> menée par la gendarmerie. Les procès-verbaux recueillis ont révélé des paiements en espèces et permis à l’administration de requalifier ces sommes en <strong data-start="2004" data-end="2037">revenus distribués imposables</strong> (article 111-c du CGI).</p>
<p data-start="2065" data-end="2284">Sur cette base, des redressements ont été notifiés pour les années 2009 à 2015. Pour 2012 et 2013, normalement prescrites, l’administration s’est appuyée sur le délai de reprise de dix ans prévu par l’article L.188 C.</p>
<h3 data-start="2286" data-end="2307">La contestation</h3>
<p data-start="2309" data-end="2358">Devant le juge, le contribuable soutenait que :</p>
<ul data-start="2360" data-end="2537">
<li data-start="2360" data-end="2467">
<p data-start="2362" data-end="2467">seule l’ouverture d’une véritable instance judiciaire pouvait déclencher le délai de reprise décennal ;</p>
</li>
<li data-start="2468" data-end="2537">
<p data-start="2470" data-end="2537">une simple enquête préliminaire ou de flagrance ne suffisait pas.</p>
</li>
</ul>
<p data-start="2539" data-end="2685">Le Conseil d’État a rejeté cet argument, confirmant que le législateur avait expressément entendu inclure ces procédures dès la réforme de 2015.</p>
<h3 data-start="2687" data-end="2722">La décision du Conseil d’État</h3>
<p data-start="2724" data-end="3004">La Haute Juridiction a validé l’application du délai de reprise étendu dans ce cas précis. Elle rappelle que <strong data-start="2833" data-end="2943">la révélation d’omissions fiscales lors d’une enquête de flagrance suffit à déclencher le délai de dix ans</strong>, même en l’absence d’instance pénale formellement ouverte.</p>
<h3 data-start="3006" data-end="3021">À retenir</h3>
<ul data-start="3023" data-end="3459">
<li data-start="3023" data-end="3089">
<p data-start="3025" data-end="3089">Le délai de reprise normal en matière d’IR reste de <strong data-start="3077" data-end="3086">3 ans</strong>.</p>
</li>
<li data-start="3090" data-end="3203">
<p data-start="3092" data-end="3203">En cas de fraude révélée par une procédure judiciaire ou contentieuse, ce délai peut être porté à <strong data-start="3190" data-end="3200">10 ans</strong>.</p>
</li>
<li data-start="3204" data-end="3299">
<p data-start="3206" data-end="3299">Depuis 2015, ce régime couvre explicitement les <strong data-start="3254" data-end="3296">enquêtes préliminaires et de flagrance</strong>.</p>
</li>
<li data-start="3300" data-end="3459">
<p data-start="3302" data-end="3459">Les dirigeants et contribuables doivent donc être conscients que des omissions peuvent être redressées sur une période bien plus longue que le délai usuel.</p>
</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Crédit d’Impôt Recherche, Innovation et Collaboration : les précisions de Bercy après la Loi de Finances 2025</title>
		<link>https://www.ark-management.fr/credit-dimpot-recherche-innovation-et-collaboration-les-precisions-de-bercy-apres-la-loi-de-finances-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 12:26:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouveautés 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Crédit d’Impôt Recherche, Innovation et Collaboration : les précisions de Bercy après la Loi de Finances 2025 La Loi de Finances pour 2025 est venue modifier plusieurs dispositifs phares du soutien à la recherche et à l’innovation en entreprise : le Crédit d’Impôt Recherche (CIR), le Crédit d’Impôt Innovation (CII) et le Crédit d’Impôt [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.ark-management.fr/credit-dimpot-recherche-innovation-et-collaboration-les-precisions-de-bercy-apres-la-loi-de-finances-2025/">Crédit d’Impôt Recherche, Innovation et Collaboration : les précisions de Bercy après la Loi de Finances 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ark-management.fr">Ark-Management</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h1>Crédit d’Impôt Recherche, Innovation et Collaboration : les précisions de Bercy après la Loi de Finances 2025</h1>
<p>La <strong>Loi de Finances pour 2025</strong> est venue modifier plusieurs dispositifs phares du soutien à la recherche et à l’innovation en entreprise : le <strong>Crédit d’Impôt Recherche (CIR)</strong>, le <strong>Crédit d’Impôt Innovation (CII)</strong> et le <strong>Crédit d’Impôt Collaboration de Recherche (CICo)</strong>.<br />
Afin de faciliter la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions, Bercy a publié un commentaire officiel qui précise les modalités d’application et apporte des réponses aux interrogations des entreprises.</p>
<hr />
<h2>1. Le Crédit d’Impôt Recherche (CIR)</h2>
<p>Le CIR demeure l’instrument central de la politique publique en faveur de la recherche privée. Les évolutions introduites en 2025 concernent principalement la <strong>prise en compte des dépenses de sous-traitance</strong>.<br />
Désormais, la distinction entre organismes agréés et non agréés est renforcée, et les modalités de justification des travaux sous-traités sont mieux encadrées. L’administration rappelle que seules les dépenses confiées à des prestataires dûment agréés peuvent être retenues, sauf cas particuliers expressément visés par la loi.</p>
<p>Par ailleurs, des précisions sont apportées sur le calcul des <strong>dépenses de personnel</strong> affectées aux opérations de recherche, ainsi que sur les <strong>frais de fonctionnement</strong> qui leur sont associés. L’assiette du crédit est ainsi mieux sécurisée, notamment en ce qui concerne la valorisation du temps consacré par les chercheurs et techniciens.<br />
<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/">Consulter le texte officiel sur Légifrance</a><br />
<a href="https://bofip.impots.gouv.fr/">Voir le commentaire au BOFiP</a></p>
<hr />
<h2>2. Le Crédit d’Impôt Innovation (CII)</h2>
<p>Le CII, réservé aux PME, bénéficie également d’éclaircissements importants. Les dépenses éligibles sont précisées, notamment celles relatives à la <strong>conception de prototypes</strong> ou à la <strong>mise au point de nouveaux procédés de design</strong>. Ces travaux doivent présenter un caractère original et ne pas se limiter à de simples adaptations techniques.</p>
<p>L’administration insiste également sur la documentation attendue de la part des entreprises pour démontrer la réalité et l’ampleur de l’innovation. Cette exigence vise à sécuriser l’utilisation du dispositif et à limiter les divergences d’interprétation lors des contrôles fiscaux.<br />
<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/">Texte de référence sur Légifrance</a></p>
<hr />
<h2>3. Le Crédit d’Impôt Collaboration de Recherche (CICo)</h2>
<p>Le CICo, qui a été créé pour encourager les partenariats entre entreprises et organismes publics de recherche, fait aussi l’objet de commentaires détaillés. Le texte précise notamment les <strong>conditions de contractualisation</strong> des collaborations, la nature des dépenses qui peuvent être intégrées dans l’assiette et les modalités de justification de ces dépenses.</p>
<p>Bercy rappelle que l’objectif du dispositif est de stimuler la coopération effective, et non de financer de simples prestations externalisées. Les contrats doivent donc être suffisamment précis pour démontrer que la collaboration implique un apport scientifique ou technologique significatif de la part des partenaires académiques.<br />
<a href="https://bofip.impots.gouv.fr/">Consulter le BOFiP sur le CICo</a></p>
<hr />
<h2>4. La jurisprudence récente</h2>
<p>Les commentaires officiels s’appuient également sur plusieurs décisions de jurisprudence qui viennent préciser le périmètre de la recherche et de l’innovation au sens fiscal. Certaines décisions récentes clarifient par exemple la frontière entre <strong>recherche fondamentale</strong> et <strong>développement expérimental</strong>, ou encore la manière dont doivent être appréciées les dépenses confiées à des sous-traitants.</p>
<p>Ces jurisprudences constituent un cadre de référence utile pour les entreprises, car elles permettent d’anticiper les points de vigilance en cas de contrôle. Elles rappellent également l’importance d’une documentation technique et financière solide pour sécuriser les demandes de crédit d’impôt.<br />
<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri">Accéder à la jurisprudence sur Légifrance</a></p>
<hr />
<h2>En conclusion</h2>
<p>Les précisions apportées par Bercy à la suite de la Loi de Finances pour 2025 permettent de mieux encadrer l’application du CIR, du CII et du CICo. Elles visent à offrir aux entreprises une plus grande sécurité juridique dans l’utilisation de ces dispositifs, tout en renforçant la cohérence des pratiques administratives et la transparence des déclarations.</p>
<hr />
<p>Pour aller plus loin :</p>
<ul>
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/">Loi de Finances 2025 sur Légifrance</a></li>
<li><a href="https://bofip.impots.gouv.fr/">Commentaires officiels au BOFiP</a></li>
<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri">Décisions de jurisprudence sur Légifrance</a></li>
</ul>
<hr />
<p>Voulez-vous que je vous prépare aussi une <strong>introduction plus pédagogique</strong> (par exemple un encadré expliquant rapidement ce que sont le CIR, le CII et le CICo pour un public moins averti), ou préférez-vous garder l’article sous une forme directement experte/juridique ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.ark-management.fr/credit-dimpot-recherche-innovation-et-collaboration-les-precisions-de-bercy-apres-la-loi-de-finances-2025/">Crédit d’Impôt Recherche, Innovation et Collaboration : les précisions de Bercy après la Loi de Finances 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ark-management.fr">Ark-Management</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Crédit d&#8217;impôt recherche : les amortissements de prototypes exclus des dépenses éligibles</title>
		<link>https://www.ark-management.fr/credit-dimpot-recherche-les-amortissements-de-prototypes-exclus-des-depenses-eligibles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 07:42:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CIR et prestation d’ingénierie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle précision du juge quant au périmètre d&#8217;application du crédit d&#8217;impôt recherche (CIR) en matière d&#8217;amortissements. Il confirme la distinction opérée par l&#8217;administration fiscale entre les moyens de la recherche et ses résultats, seuls les premiers étant éligibles au dispositif fiscal. Le crédit d&#8217;impôt recherche (CIR), institué par l&#8217;article 244 quater B du CGI, constitue un dispositif [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.ark-management.fr/credit-dimpot-recherche-les-amortissements-de-prototypes-exclus-des-depenses-eligibles/">Crédit d&rsquo;impôt recherche : les amortissements de prototypes exclus des dépenses éligibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ark-management.fr">Ark-Management</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="whitespace-normal break-words lettrine"><strong>Nouvelle précision du juge quant au périmètre d&rsquo;application du crédit d&rsquo;impôt recherche (CIR) en matière d&rsquo;amortissements. Il confirme la distinction opérée par l&rsquo;administration fiscale entre les moyens de la recherche et ses résultats, seuls les premiers étant éligibles au dispositif fiscal.</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words">Le crédit d&rsquo;impôt recherche (CIR), institué par <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051215816" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;article 244 quater B du CGI,</a> constitue un dispositif d&rsquo;incitation fiscale majeur pour les entreprises engagées dans des activités de recherche et développement. Ce mécanisme permet aux entreprises industrielles, commerciales ou agricoles imposées selon le régime du bénéfice réel de bénéficier d&rsquo;un crédit d&rsquo;impôt calculé sur la base de leurs dépenses de recherche exposées au cours de l&rsquo;année.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words">Les dépenses éligibles sont strictement encadrées par le texte. L&rsquo;article 244 quater B-II-a vise notamment :</p>
<blockquote>
<p class="whitespace-normal break-words">les dotations aux amortissements des immobilisations, créées ou acquises à l&rsquo;état neuf et affectées directement à la réalisation d&rsquo;opérations de recherche scientifique et technique, y compris la réalisation d&rsquo;opérations de conception de prototypes ou d&rsquo;installations pilotes</p>
</blockquote>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words">Cette disposition, complétée par <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043682643" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;article 49 septies F de l&rsquo;annexe III au CGI</a>, définit les opérations de recherche comme incluant les activités de développement expérimental effectuées au moyen de prototypes.</p>
<div class="info">
<p><strong>Pour mémoire, l&rsquo;article 55 de la LF pour 2025 a procédé à une une refonte ciblée du CIR qui s&rsquo;appuie sur les <a href="https://www.igf.finances.gouv.fr/files/live/sites/igf/files/contributed/Rapports%20de%20mission/2024/2023-M-105-03%20Rapport%20Aides%20aux%20entreprises.pdf">conclusions d&rsquo;une revue de dépenses de l&rsquo;IGF</a>, visant à optimiser les aides à l&rsquo;innovation. </strong>La réforme adoptée a maintenu l&rsquo;architecture générale du CIR, tout en recentrant son assiette sur les dépenses de recherche et développement stricto sensu.</p>
<p><strong>En premier lieu, l&rsquo;article 55 a supprimé plusieurs dépenses éligibles au CIR :</strong></p>
<ul>
<li>Les dépenses liées aux brevets (frais de prise, maintenance, défense et dotations aux amortissements &#8211; points e, e bis et f de l&rsquo;article 244 quater B du CGI)</li>
<li>ainsi que les dépenses de veille technologique (point j)</li>
</ul>
<p><strong>En deuxième lieu, concernant les dépenses de personnel, le texte a supprimé le doublement d&rsquo;assiette pour les jeunes docteurs (suppression de la seconde phrase du b).</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Enfin, pour les dépenses de fonctionnement, le taux forfaitaire appliqué aux dépenses de personnel a été réduit de 43% à 40%. Le texte a également supprimé le taux majoré de 200% qui s&rsquo;appliquait aux dépenses de personnel relatives aux jeunes docteurs (suppression du 3° du c).</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">
</div>
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>Rappel des faits :</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">La SAS GB, société spécialisée dans la recherche portant sur de nouveaux systèmes de recyclage de matières plastiques, avait déclaré au titre de l&rsquo;exercice clos en 2020 des dépenses de recherche ouvrant droit au CIR pour un montant de 245 754 €. L&rsquo;administration fiscale a accepté le remboursement de la créance correspondant à ce crédit d&rsquo;impôt, à l&rsquo;exception des dotations aux amortissements des immobilisations affectées à la recherche pour un montant de 150 743 €.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">Le différend portait sur l&rsquo;éligibilité des amortissements de prototypes de machines de compactage. La société avait acquis à l&rsquo;état neuf des pièces et matériels qui, après assemblage par une société tierce, avaient permis d&rsquo;élaborer des prototypes utilisés pour mener des essais de recyclage de bouteilles en plastique. L&rsquo;administration avait exclu ces dotations d&rsquo;amortissement au motif qu&rsquo;elles portaient sur des prototypes, considérant que l&rsquo;amortissement des prototypes en tant que tels n&rsquo;était pas éligible au CIR.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">Après le rejet de sa réclamation administrative, la SAS GB a saisi le TA de Rouen d&rsquo;une demande de restitution du CIR. Par jugement du 9 avril 2024, le TA a rejeté cette demande, confirmant la position de l&rsquo;administration fiscale.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>La société a alors fait appel de cette décision devant la CAA de Douai, soutenant que les annuités d&rsquo;amortissement des éléments destinés à être assemblés pour constituer des prototypes, répondant à la définition comptable des immobilisations, sontt éligibles au CIR.</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>La SAS GB considère que les éléments acquis pour constituer des prototypes, dès lors qu&rsquo;ils répondaient à la définition comptable des immobilisations, doivent être regardés comme des immobilisations affectées directement à la réalisation d&rsquo;opérations de recherche scientifique et technique au sens de l&rsquo;article 244 quater B-II-a du CGI.</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>L&rsquo;administration fiscale de son côté estime</strong> que si le CIR peut concerner les dépenses afférentes aux immobilisations utilisées pour la conception de prototypes, il ne s&rsquo;applique pas à l&rsquo;amortissement du prototype une fois constitué. Cette position s&rsquo;appuie sur une lecture littérale du texte distinguant les immobilisations affectées à la réalisation d&rsquo;opérations de recherche de celles qui constituent le résultat de ces opérations.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>La Cour vient de rejeter la requête de la SAS GB</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words">La CAA de Douai a confirmé la position de l&rsquo;administration fiscale en opérant une <strong>distinction entre deux catégories d&rsquo;immobilisations.</strong></p>
<ul>
<li class="whitespace-normal break-words"><strong>D&rsquo;une part</strong>, les immobilisations affectées directement à la réalisation d&rsquo;opérations de recherche scientifique et technique, dont les amortissements sont éligibles au crédit d&rsquo;impôt recherche.</li>
<li class="whitespace-normal break-words"><strong>D&rsquo;autre part</strong>, les prototypes qui constituent le résultat de ces opérations de recherche, dont les amortissements ne bénéficient pas du dispositif fiscal.</li>
</ul>
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>La cour a ainsi considéré que</strong></p>
<blockquote>
<p class="whitespace-normal break-words">le crédit impôt recherche, s&rsquo;il concerne les dépenses de recherche afférentes aux dotations aux amortissements des immobilisations affectées à des opérations de recherche pour la réalisation d&rsquo;opérations qui concourent à la conception d&rsquo;un prototype, <strong>ne s&rsquo;applique pas, en revanche, à l&rsquo;amortissement du prototype en tant que tel.</strong></p>
</blockquote>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>Cette interprétation s&rsquo;appuie sur la finalité même du dispositif fiscal, qui vise à encourager l&rsquo;effort de recherche et non à subventionner l&rsquo;exploitation des résultats de cette recherche.</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words">Les juges ont souligné que la dotation de 150 743 € correspondant à l&rsquo;amortissement des prototypes de machines de compactage ne concernait pas une immobilisation<em> « affectée directement à la réalisation d&rsquo;opérations de recherche scientifique et technique » </em>mais constituait l&rsquo;amortissement du résultat de ces opérations. <strong>En conséquence, même à supposer que les éléments acquis pour constituer des prototypes puissent être qualifiés d&rsquo;immobilisations, cette dotation ne pouvait être regardée comme une dépense de recherche éligible au crédit d&rsquo;impôt.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.ark-management.fr/credit-dimpot-recherche-les-amortissements-de-prototypes-exclus-des-depenses-eligibles/">Crédit d&rsquo;impôt recherche : les amortissements de prototypes exclus des dépenses éligibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ark-management.fr">Ark-Management</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Crédit d&#8217;impôt recherche : la liberté de choix entre remboursement immédiat et différé pour les PME</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 07:42:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CIR et prestation d’ingénierie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le juge de l&#8217;impôt reconnait, en matière de crédit d&#8217;impôt recherche (CIR) que le régime de remboursement immédiat prévu par l&#8217;article 199 ter B du CGI  constitue une faculté et non une obligation pour les entreprises éligibles Pour mémoire, l&#8217;article 199 ter B du CGI institue un double régime de remboursement des créances de CIR, offrant des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.ark-management.fr/credit-dimpot-recherche-la-liberte-de-choix-entre-remboursement-immediat-et-differe-pour-les-pme/">Crédit d&rsquo;impôt recherche : la liberté de choix entre remboursement immédiat et différé pour les PME</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ark-management.fr">Ark-Management</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="whitespace-normal break-words lettrine"><strong>Le juge de l&rsquo;impôt reconnait, en matière de crédit d&rsquo;impôt recherche (CIR) que le régime de remboursement immédiat prévu par l&rsquo;article 199 ter B du CGI  constitue une faculté et non une obligation pour les entreprises éligibles</strong></p>
<h3 class="text-lg font-bold text-text-100 mt-1 -mb-1.5"></h3>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>Pour mémoire, <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037988080" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;article 199 ter B du CGI</a> institue un double régime de remboursement des créances de CIR, offrant des modalités différenciées selon la nature et la taille de l&rsquo;entreprise bénéficiaire.</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>Le régime de droit commun prévoit que le crédit d&rsquo;impôt est d&rsquo;abord imputé</strong> sur l&rsquo;impôt sur le revenu ou sur les sociétés dû par l&rsquo;entreprise au titre de l&rsquo;année au cours de laquelle les dépenses ont été exposées. L&rsquo;excédent de crédit d&rsquo;impôt constitue une créance sur l&rsquo;État qui peut être utilisée pour le paiement de l&rsquo;impôt dû au titre des trois années suivantes. La fraction non utilisée est remboursée à l&rsquo;expiration de cette période quadriennale.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>Le paragraphe II de l&rsquo;article 199 ter B institue un régime dérogatoire accordant un remboursement immédiat de la créance </strong>à certaines catégories d&rsquo;entreprises. Cette faveur vise notamment les entreprises qui satisfont à la définition des micro, petites et moyennes entreprises donnée par le règlement européen n° 651/2014 du 17 juin 2014. Ce régime dérogatoire vise à améliorer la trésorerie des PME, souvent contraintes financièrement dans leurs investissements de R&amp;D</p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>Rappel des faits :</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">L&rsquo;Institut Coopératif du Vin, union de sociétés coopératives agricoles proposant divers services à ses adhérents vignerons, se trouve au cœur d&rsquo;une structure incluant un GIE. Cette entité détenait 93,63 % du capital du groupement ICV-VVS, formé avec sa filiale Vignobles Vins Services, spécialisé dans les opérations de recherche.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">Au titre de l&rsquo;année 2016, le groupement ICV-VVS a déclaré des dépenses éligibles au CIR et au CII pour un total de 62 461 €. Conformément à sa quote-part dans le groupement, l&rsquo;ICV a déclaré un CIR de 46 335 € et un CII de 12 148 €, soit un total de 58 483 €.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">L&rsquo;Institut, qualifié de PME au sens du règlement européen de 2014, remplissait donc les conditions pour bénéficier du remboursement immédiat prévu l&rsquo;article 199 ter B-II du CGI. Cependant, il n&rsquo;a pas sollicité ce remboursement immédiat ni manifesté son intention d&rsquo;en bénéficier.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">Au lieu de cela, l&rsquo;Institut a choisi d&rsquo;utiliser sa créance selon le régime de droit commun, imputant une partie du CIR sur l&rsquo;impôt sur les sociétés dû au titre de l&rsquo;exercice clos en 2020. Spécifiquement, la somme de 2 127 € a été imputée, laissant un solde de créance non utilisée.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">Par des demandes des 10 novembre et 16 décembre 2020, l&rsquo;ICV a sollicité la restitution de ses créances de CIR/CII. Ces demandes intervenaient après l&rsquo;expiration de la période quadriennale d&rsquo;imputation prévue par le régime de droit commun.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">L&rsquo;administration fiscale a rejeté ces demandes par une décision du 4 juin 2021, invoquant leur tardiveté. Cette position reposait sur l&rsquo;idée que l&rsquo;Institut, en qualité de PME éligible au remboursement immédiat, aurait dû solliciter ce remboursement dans les délais prévus pour le régime dérogatoire.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">Saisi par l&rsquo;ICV, le TA de Montpellier a, par un jugement du 3 juillet 2023, rejeté la demande de restitution. Le tribunal a considéré que l&rsquo;Institut, éligible au remboursement immédiat, ne pouvait invoquer le régime de droit commun pour étendre les délais de réclamation. L&rsquo;ICV a fait appel de la décision.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>L&rsquo;ICV se prévaut de la liberté de choix entre les deux régimes de remboursement</strong> prévus par l&rsquo;article 199 ter B. Il soutient que les dispositions du paragraphe II, ouvrant droit au remboursement immédiat, ne le privent pas de la possibilité de bénéficier du régime de droit commun prévu au paragraphe I. <strong>Concernant les délais de réclamation, l&rsquo;Institut soutient que sa demande de remboursement, présentée dans le délai prévu par l&rsquo;article R. 196-1 du LPF, n&rsquo;était pas tardive.</strong> Il considère que ce délai devait courir à compter de la date à laquelle la créance était devenue restituable en application de l&rsquo;article 199 ter B-I, soit à l&rsquo;expiration de la période quadriennale d&rsquo;imputation.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>La Cour vient d&rsquo;annuler le jugement du TA de de Montpellier</strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>Pour la Cour, qu&rsquo;elles soient présentées sur le fondement du paragraphe I ou du paragraphe II de l&rsquo;article 199 ter B, les demandes de remboursement de CIR constituent des réclamations préalables au sens de l&rsquo;article L. 190 du LPF</strong></p>
<p class="text-lg font-bold text-text-100 mt-1 -mb-1.5">
<p class="text-lg font-bold text-text-100 mt-1 -mb-1.5"><strong>Concernant la détermination du point de départ des délais</strong></p>
<ul>
<li class="text-base font-bold text-text-100 mt-1"><strong>Pour le régime de remboursement immédiat</strong></li>
</ul>
<p class="whitespace-normal break-words">S&rsquo;agissant du régime dérogatoire, la Cour a précisé que<strong> l&rsquo;événement générateur du droit à remboursement est caractérisé par la liquidation de l&rsquo;impôt sur les sociétés dû au titre du premier exercice d&rsquo;imputation possible</strong>. Dans le cas de l&rsquo;Institut, cet événement était intervenu au plus tard le 15 novembre 2017, date limite de dépôt du relevé de solde d&rsquo;impôt sur les sociétés.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">Cette analyse conduit à faire courir le délai de réclamation de deux ans à compter de cette date, soit jusqu&rsquo;au 31 décembre 2019 pour une créance constatée au titre de l&rsquo;année 2016. L&rsquo;Institut n&rsquo;ayant pas sollicité le remboursement immédiat dans ce délai, il était effectivement forclos pour invoquer ce régime.</p>
<ul>
<li class="text-base font-bold text-text-100 mt-1"><strong>Pour le régime de droit commun</strong></li>
</ul>
<p class="whitespace-normal break-words">Concernant le régime de droit commun, la Cour a considéré que <strong>le délai de réclamation court à compter de la liquidation de l&rsquo;impôt sur les sociétés dû au titre de l&rsquo;exercice marquant l&rsquo;expiration de la période quadriennale d&rsquo;imputation</strong>. Pour l&rsquo;Institut, cet événement était survenu au plus tard le 15 novembre 2020. Cette analyse permet de valider la recevabilité de la demande de remboursement présentée le 16 décembre 2020, soit dans le délai de deux ans prévu par l&rsquo;article R. 196-1.</p>
<h3 class="text-lg font-bold text-text-100 mt-1 -mb-1.5"></h3>
<p class="text-lg font-bold text-text-100 mt-1 -mb-1.5"><strong>Concernant le principe de liberté de choix entre les régimes</strong></p>
<p class="text-base font-bold text-text-100 mt-1"><strong>Pour la Cour, le régime de remboursement immédiat ne fait pas obligation aux entreprises éligibles d&rsquo;en faire usage. </strong></p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<p class="whitespace-normal break-words">Les juges ont souligné que les dispositions du paragraphe II constituent une faculté offerte aux PME pour améliorer leur trésorerie, mais ne privent pas ces entreprises de la possibilité de se placer sous le régime de droit commun. Cette interprétation libérale reconnaît l&rsquo;autonomie de gestion des entreprises dans l&rsquo;optimisation de leurs crédits d&rsquo;impôt.</p>
<p class="whitespace-normal break-words">
<blockquote>
<p class="whitespace-normal break-words">Contrairement à ce que soutient le ministre en défense, les dispositions du II de l&rsquo;article 199 ter B du code général des impôts, qui instituent un droit au remboursement immédiat en faveur des entreprises qu&rsquo;elles visent, ne font pas obligation à ces dernières d&rsquo;en faire usage. Il était donc loisible à l&rsquo;Institut Coopératif du Vin de se placer dans le cas prévu par les dispositions du I de l&rsquo;article 199 ter B du code général des impôts et de ne solliciter le remboursement de sa créance qu&rsquo;à l&rsquo;expiration d&rsquo;une période d&rsquo;imputation quadriennale.</p>
</blockquote>
<h4 class="text-base font-bold text-text-100 mt-1"></h4>
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>La Cour estime qu&rsquo;il était loisible à l&rsquo;Institut de se placer dans le cas prévu par l&rsquo;article 199 ter B-I et de ne solliciter le remboursement qu&rsquo;à l&rsquo;expiration de la période quadriennale d&rsquo;imputation.</strong></p>
<h3 class="text-lg font-bold text-text-100 mt-1 -mb-1.5"></h3>
<p class="whitespace-normal break-words"><strong>Sur cette base, la Cour a conclu que la demande de remboursement de l&rsquo;Institut, présentée en application de l&rsquo;article 199 ter B-I, n&rsquo;était pas tardive. Afin d&rsquo;éviter double avantage pour le contribuable, la Cour a, s&rsquo;agissant de l&rsquo;étendue de la restitution, déduit du montant réclamé la somme de 2 127 € effectivement imputée sur l&rsquo;impôt sur les sociétés.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.ark-management.fr/credit-dimpot-recherche-la-liberte-de-choix-entre-remboursement-immediat-et-differe-pour-les-pme/">Crédit d&rsquo;impôt recherche : la liberté de choix entre remboursement immédiat et différé pour les PME</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ark-management.fr">Ark-Management</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La circonstance que le client soit à l&#8217;origine des améliorations logicielles ne fait pas obstacle à l&#8217;éligibilité au crédit d&#8217;impôt innovation (CII)</title>
		<link>https://www.ark-management.fr/la-circonstance-que-le-client-soit-a-lorigine-des-ameliorations-logicielles-ne-fait-pas-obstacle-a-leligibilite-au-credit-dimpot-innovation-cii/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Ark]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Jun 2025 07:23:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CIR et prestation d’ingénierie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le juge de l&#8217;impôt apporte des précisions sur les conditions d&#8217;éligibilité des travaux de développement de nouvelles versions d&#8217;un logiciel déjà commercialisé au crédit d&#8217;impôt innovation (CII). Cette décision mérite l&#8217;attention car elle éclaire la notion de « nouveau produit » applicable dans le domaine du logiciel et souligne que l&#8217;origine des améliorations (demandes des clients) et leur [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.ark-management.fr/la-circonstance-que-le-client-soit-a-lorigine-des-ameliorations-logicielles-ne-fait-pas-obstacle-a-leligibilite-au-credit-dimpot-innovation-cii/">La circonstance que le client soit à l&rsquo;origine des améliorations logicielles ne fait pas obstacle à l&rsquo;éligibilité au crédit d&rsquo;impôt innovation (CII)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ark-management.fr">Ark-Management</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<h1 class="text-black-content font-bold text-[2.4rem] leading-[1.3em] mb-0"><strong style="font-size: 16px;">Le juge de l&rsquo;impôt apporte des précisions sur les conditions d&rsquo;éligibilité des travaux de développement de nouvelles versions d&rsquo;un logiciel déjà commercialisé au crédit d&rsquo;impôt innovation (CII). Cette décision mérite l&rsquo;attention car elle éclaire la notion de <em>« nouveau produit »</em> applicable dans le domaine du logiciel et souligne que l&rsquo;origine des améliorations (demandes des clients) et leur modèle économique (facturation spécifique) ne sont pas pertinents pour apprécier l&rsquo;éligibilité au dispositif. </strong></h1>
</div>
<article class="article-content text-app-base leading-[1.4em]">
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>Le CII a été instauré par <a href="https://fiscalonline.com/tag/plf2013" target="_blank" rel="noopener">la loi de finances pour 2013</a> et codifié à <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051215816" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;article 244 quater B-II-k du CGI.</a> Il constitue une extension du crédit d&rsquo;impôt recherche (CIR) spécifiquement dédiée aux dépenses d&rsquo;innovation engagées par les PME.</strong></p>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words">La disposition prévoit que peuvent bénéficier de ce dispositif, au taux de 20%, certaines dépenses exposées par les PME (au sens de la définition européenne) pour la conception de prototypes ou installations pilotes de nouveaux produits. Ces dépenses comprennent notamment les dotations aux amortissements des immobilisations affectées à ces opérations, les dépenses de personnel directement et exclusivement affecté à leur réalisation, ainsi que certaines dépenses de fonctionnement.</p>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>Le texte précise qu&rsquo;est considéré comme <em>« nouveau produit »</em> un bien corporel ou incorporel qui remplit deux conditions cumulatives :</strong></p>
<ul class="[&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-disc space-y-1.5 pl-7">
<li class="whitespace-normal break-words">il n&rsquo;est pas encore mis à disposition sur le marché ;</li>
<li class="whitespace-normal break-words">il se distingue des produits existants ou précédents par des performances supérieures sur le plan technique, de l&rsquo;écoconception, de l&rsquo;ergonomie ou de ses fonctionnalités.</li>
</ul>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>Par ailleurs, le <em>« prototype »</em> ou <em>« l&rsquo;installation pilote »</em> d&rsquo;un nouveau produit est défini comme un bien qui n&rsquo;est pas destiné à être mis sur le marché mais à être utilisé comme modèle pour la réalisation d&rsquo;un nouveau produit.</strong></p>
<div class="info">
<p><strong>Pour mémoire, l&rsquo;article 56 de la LF pour 2025 a apporté deux modifications significatives à <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046868633">l&rsquo;article 244 quater B-I-k du CGI </a>qui régit le Crédit d&rsquo;Impôt Innovation.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, il a <strong>modifié le taux du crédit d&rsquo;impôt pour les dépenses visées au k du II de l&rsquo;article 244 quater B, en le ramenant de 30% à 20%.</strong> Pour rappel, ces dépenses concernent spécifiquement les PME et couvrent notamment :</p>
<ul>
<li>Les dotations aux amortissements des immobilisations pour la conception de prototypes</li>
<li>Les dépenses de personnel affecté à ces opérations</li>
<li>Les frais de brevets et de propriété intellectuelle liés à ces innovations</li>
</ul>
<p>En revanche les taux majorés de : 60 % pour les dépenses mentionnées au même k exposées dans des exploitations situées dans un DOM,  35 % pour les moyennes entreprises et à 40 % pour les petites entreprises pour les dépenses mentionnées audit k exposées dans des exploitations situées en Corse n&rsquo;ont pas été modifiés</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Puis il a prorogé le dispositif du CII jusqu&rsquo;en 2027, alors qu&rsquo;il devait initialement prendre fin en 2024. </strong></p>
</div>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>Rappel des faits :</strong></p>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words">La société E qui exerce une activité de conseil en systèmes logiciels et d&rsquo;édition d&rsquo;applications métiers à Toulouse, a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une vérification de comptabilité à l&rsquo;issue de laquelle l&rsquo;administration fiscale a remis en cause le crédit d&rsquo;impôt innovation dont elle avait bénéficié pour un projet dénommé « Ulysse » au titre des exercices clos en 2014 et 2015.</p>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words">Ce projet concernait un progiciel métier destiné à la gestion des contrats d&rsquo;assurance et des sinistres. Une première version de ce logiciel avait été commercialisée dès janvier 2013, mais la société avait poursuivi des travaux de développement en 2013 et 2014 pour créer de nouvelles versions intégrant des fonctionnalités supplémentaires et des améliorations ergonomiques.</p>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words">Ces travaux complémentaires avaient été déclarés au titre du crédit d&rsquo;impôt innovation pour les exercices 2014 et 2015. À la suite du redressement, la société a contesté la position de l&rsquo;administration devant le tribunal administratif de Nîmes, qui a rejeté sa demande par un jugement du 23 novembre 2022.</p>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>La société a fait appel devant la Cour administrative d&rsquo;appel de Toulouse.</strong></p>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words">L&rsquo;administration fiscale fondait son redressement sur deux arguments principaux :</p>
<ul>
<li>Le progiciel « Ulysse » avait déjà fait l&rsquo;objet d&rsquo;une commercialisation dès le début de l&rsquo;année 2013 et ne pouvait donc être considéré comme un prototype au sens de l&rsquo;article 244 quater B du CGI, qui exige que le produit <em>« ne soit pas encore mis à disposition sur le marché »</em>.</li>
<li>Les nouvelles versions développées en 2013 et 2014 correspondaient uniquement à des <em>« mises à jour applicatives »</em> sollicitées par les clients ayant acquis la version originale, donnant lieu à une facturation spécifique, et étaient directement destinées à être mises sur le marché.</li>
</ul>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>La société Equadex soutenait quant à elle :</strong></p>
<ul>
<li>Que les travaux menés en 2013 et 2014 avaient conduit à des améliorations substantielles du produit initial, constituant ainsi de nouveaux produits au sens de la législation fiscale.</li>
<li>Que les maquettes et approches non mises à disposition du marché constituaient des prototypes ouvrant droit au crédit d&rsquo;impôt.</li>
</ul>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>La Cour administrative d&rsquo;appel de Toulouse vient d&rsquo;annuler le jugement de première instance accordant à la société la décharge des impositions contestées.</strong></p>
<p><strong>Tout d&rsquo;abord, la Cour a examiné examine si les nouvelles versions du logiciel pouvaient constituer des « nouveaux produits » malgré la commercialisation préalable de la première version. Elle a répondu positivement, en précisant que :</strong></p>
<blockquote><p>la circonstance que la première version du progiciel a été commercialisée au cours de l&rsquo;année 2013 ne faisait pas obstacle à ce qu&rsquo;une ou plusieurs nouvelles versions ultérieures puissent être regardées comme des produits nouveaux au sens des dispositions précitées, pourvu qu&rsquo;elles en remplissent les conditions</p></blockquote>
<p>Puis, elle a vérifié si les conditions pour qualifier ces nouvelles versions de <em>« nouveaux produits »</em> étaient remplies, en analysant les améliorations apportées. Elle a constaté que les travaux réalisés en 2013 ont permis d&rsquo;intégrer&#8230;</p>
<blockquote><p>&#8230;de nouvelles fonctionnalités de prévisualisation, de modules de saisie des contrats, de dessin et d&rsquo;améliorer sensiblement le module de chiffrage de l&rsquo;application,</p></blockquote>
<p><strong>tandis que ceux menés en 2014 ont permis&#8230;</strong></p>
<blockquote><p>&#8230;d&rsquo;intégrer un module de chiffrage spécifique au vol, d&rsquo;assurer la transmission automatique des chiffrages effectués dans le cadre d&rsquo;une visio-expertise et d&rsquo;améliorer sensiblement l&rsquo;ergonomie du produit</p></blockquote>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>La Cour s&rsquo;est également appuyée sur l&rsquo;avis favorable du comité consultatif du CIR, </strong>qui avait reconnu que « <em>les améliorations apportées ne relèvent pas d&rsquo;une simple mise à jour mineure du produit ».</em></p>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>Par ailleurs, elle a répondu à l&rsquo;argument de l&rsquo;administration selon lequel ces améliorations résulteraient de demandes des clients et auraient été facturées, en précisant que cette circonstance&#8230;</strong></p>
<blockquote>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><em>&#8230;n&rsquo;est pas de nature, par principe, à faire obstacle à ce que les nouvelles versions du progiciel intégrant ces améliorations puissent être qualifiées de produit nouveau</em></p>
</blockquote>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words"><strong>dès lors qu&rsquo;il n&rsquo;est pas démontré que des produits concurrents comportant de telles fonctionnalités existaient sur le marché.</strong></p>
<p class="whitespace-pre-wrap break-words">Enfin, concernant la notion de prototype ou d&rsquo;installation pilote, la Cour a relevé que la société a produit « <em>des exemples de maquettes réalisées au cours des années 2013 et 2014, destinées à servir de modèles pour le développement de certaines fonctionnalités et de l&rsquo;ergonomie du produit » </em>et a justifié<em> « que le processus itératif de test mis en place avec les experts désignés par son client Adenes a nécessité des mises à jour destinées à être testées avant validation ultérieure »</em>. Ces éléments permettent de qualifier les travaux menés respectivement de prototypes et d&rsquo;installations pilotes.</p>
</article>
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